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sexe
09/03/2007, 18h05
La sodomie

Docteur MC Bonduelle
Avec la libération des relations sexuelles et la recherche de nouvelles sensations, la sodomie est entrée dans la vie sexuelle d’un certain nombre de couples.

L’autre voie du plaisir


La sodomie consiste à introduire la verge dans l’anus, puis le rectum, de son ou sa partenaire.

L’anus étant une zone particulièrement riche en nerfs, son potentiel érogène est réel. En outre, le sphincter anal étant normalement serré – contrairement au vagin qui a la faculté de « s’ouvrir » pour accueillir le sexe de l’homme – dans l’anus, le pénis sera davantage « comprimé » ; un fait qui n’est pas étranger au plaisir éprouvé par l’homme durant cette pratique… Ajoutez à cela l’interdit qui a longtemps entouré cette pratique, mais aussi la forte symbolique dominant-dominé, et l’on comprend aisément pourquoi la sodomie est l’un des fantasmes les plus courants chez l’homme…

Qu’en est-il du côté de la femme ? Si elle est consentante, son plaisir n’est pas en reste. L’anus est en effet une zone sensible, et la stimulation du clitoris pendant la pénétration anale ajoute au plaisir.

Mais faut-il le préciser ? La sodomie ne peut être synonyme de plaisir partagé que si une volonté conjointe de pratiquer cet acte et une pleine confiance existent entre les partenaires.



Les positions


Comme pour la pénétration vaginale, de nombreuses positions permettent de pratiquer la pénétration anale. La levrette, plébiscitée par beaucoup, en fait partie ; cette position a en outre l’avantage de permettre une stimulation du clitoris, afin de multiplier le plaisir. D’autres opteront pour la position à plat ventre, où les corps ne font qu’un, ou sur le côté. Certains couples enfin préfèreront être face à leur partenaire, l’échange de regard ajoutant du piment à l’acte sexuel. Dans ce cas, la position assise, légèrement penchée en arrière, les jambes écartées est idéale.

Est-ce une pratique risquée ?


Le sphincter anal est normalement resserré, sauf lorsque l’on va à la selle. C’est pourquoi la sodomie peut être douloureuse. Une pénétration trop brutale peut provoquer des micro-coupures, des saignements. Le coït anal favorise également l’apparition d’hémorroïdes (petites varices des veines de l’anus et du rectum), voire de fissures anales.
Par ailleurs, la muqueuse rectale étant particulièrement fragile et poreuse aux virus et bactéries, le risque de transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST), et notamment le SIDA, est très élevé pour la sodomie. Même s'il n'y a pas éjaculation, le liquide des glandes de Cowper, chargé de lubrifier le gland, est infecté en cas de SIDA. Dans cette pratique, l’usage du préservatif est plus que conseillé.
Il faut également savoir que les germes contenus dans le rectum peuvent provoquer une infection vaginale. Pour éviter toute contamination, il est déconseillé de passer directement d’une pénétration anale à une pénétration vaginale sans avoir fait une petite toilette. Si vous utilisez un préservatif, celui-ci devra être changé entre les deux actes.
Quelques précautions


Contrairement au vagin, l’anus et le rectum ne peuvent se lubrifier naturellement, ce quel que soit le degré d’excitation. Afin de faciliter la pénétration, il est donc préférable d’utiliser un lubrifiant artificiel. La vaseline, corps gras qui risque de rendre poreux le préservatif, est à proscrire ; utilisez de préférence les lubrifiants à base d’eau ou de silicone actuellement disponibles dans le commerce.

Par ailleurs, la pénétration doit se faire délicatement, tout en douceur. L’anus n’est pas aussi malléable que le vagin… Il est donc conseillé de faire précéder la pénétration par des caresses sur l’anus, voire par l’introduction d’un doigt afin de le détendre, petit à petit.

Enfin, pour des raisons élémentaires d’hygiène, on comprendra qu’une petite toilette intime soit la bienvenue avant une pénétration anale.