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sexe
09/03/2007, 19h20
Androgyne

Un androgyne est un être humain dont l'apparence ne permet pas de décider à quel sexe il appartient. Quand une personne est physiquement porteuse des deux sexes on parle plutôt d'hermaphrodisme.
Ce terme a servi à caractériser des êtres humains ambigus, mais peut aussi renvoyer à une figure religieuse.
Sommaire

1 L'androgyne dans l'Antiquité
2 La théorie platonicienne de l'androgyne
3 L'androgyne de Balzac et de Swedenborg
4 L'androgyne décadent
5 L'androgynie aujourd'hui
5.1 Autres termes utilisés
6 Liens internes
6.1 Bibliographie
6.2 Filmographie
6.3 Lien externe


L'androgyne dans l'Antiquité
Les peuples de l'Antiquité faisaient une nette différence entre ce que Mircea Eliade appelle l' « hermaphrodite concret » et l' « androgyne rituel » : un nouveau-né présentant des signes d'hermaphrodisme était dans certaines cultures et à des époques particulières, considéré comme un signe de la colère des dieux et mis à mort sur le champ. Seul était toléré l'androgyne rituel en tant que modèle de la coïncidence des opposés, réunissant les puissances magiques et religieuses liées à chacun des deux sexes; dans ce cas, il ne s'agissait plus d'hermaphrodisme physiologique, mais de l'acquisition des pouvoirs des deux sexes par des pratiques rituelles, notamment par le fait de se travestir, tandis que d'autres peuples y voyaient le messager divin (ange) envoyé pour faire le lien entre l'humanité et le monde spirituel, d'où une présence représentative des hermaphrodites parmi les sibylles, en particulier à Halicarnasse et à Cumes, au point de marquer leur époque comme ce fut le cas pour Aristodemos surnommée aussi Parthénope dont le rôle centrale cumulant ceux que chef religieux (sibylle), politique (Tyran) et militaire (Stratège) permit la fondation de Naples et surtout l'émergence de la civilisation Romaine en s'alliant avec elle contre l'empire Etrusque.

La théorie platonicienne de l'androgyne
Cette théorie platonicienne est présentée par le personnage d'Aristophane, dans les discours du Banquet. Au commencement, les êtres humains étaient de trois sexes : mâle, femelle, et hermaphrodite. Ayant provoqué la colère des dieux, ils furent punis par Zeus qui les sépara chacun en deux moitiés, formant les êtres humains actuels. Depuis cette séparation cruelle, ceux-ci n'ont de cesse de retrouver leur moitié, ce qui explique le phénomène amoureux.

L'androgyne de Balzac et de Swedenborg
Balzac a centré son roman Séraphîta sur un personnage d'androgyne directement issu des théories de Swedenborg. Séraphîtüs-Séraphîta, aimé en tant qu'homme par Minna et en tant que femme par Wilfred, fait preuve d'une érudition et de capacités intellectuelles largement supérieures à la moyenne ; se réalisant dans l'amour humain, concret, il n'est cependant pas un ange descendu sur terre, mais un homme parfait, c'est-à-dire un être « total ».

L'androgyne décadent
Dans les romans et les nouvelles appartenant au mouvement décadent du XIXe siècle, la figure de l'androgyne est récurrente, mais sous la forme d'un hermaphrodite morbide, voire satanique, qui ne connaît d'existence que sensuelle. On a affaire à une « dégradation du symbole ».

L'androgynie aujourd'hui
Un androgyne est une personne qui estime ne pas trouver sa place dans le schéma binaire homme/femme des sociétés contemporaines. On parle de transgenre ou de transsexualisme selon que la personne s'identifie ou non au genre sexuel opposé à son sexe biologique. Plusieurs personnalités connues pour leur apparence androgyne au 20e siècle incluaient entre autres: David Bowie, Brian Molko, ...

Autres termes utilisés
"Shemale" est un néologisme anglophone, composé par la contraction de "she is a male" qui signifie "elle est un homme", pour donner naissance à un troisième genre non neutre, désignant les individus dotés de caractères sexuels des deux sexes (apparence plus ou moins féminine, mais sexe masculin), selon la logique Male/Female/Shemale.
Cette appellation nouvelle fait surtout écho à nombre de sites pornographiques, qui font passer, dans un but commercial, des transsexuels masculins encore non opérés pour des "femmes qui ont un pénis". Il est crucial de noter la différence entre les "shemales", dont la particularité est psychologique (la non acceptation de son sexe) mais qui ont un corps sexuellement normal (homme ou femme), des cas d'hermaphrodisme avérés, personnes nées avec une ambiguïté sexuelle biologique, problème d'origine souvent génétique. Il faut également distinguer les "shemales" des androgynes, dont seule l'apparence est prise en compte pour les définir par ce mot, qui fait référence à des considérations culturelles et non à la biologie.
Au Japon, un autre anglicisme lui est préféré. "New half" signifiant nouvelle moitié, en référence à "la seconde moitié du ciel", utilisée par le grand timonier pour désigner la femme.
En Thaïlande le terme Katoey est utilisé. On en parle en disant "elle" . La religion bouddhiste expliquant leur particularité par le fait qu'elles étaient probablement femmes dans une vie antérieure. Le terme ladyboy est également employé.
Le terme de brésilienne, également utilisé pour désigner certaines de ces personnes, indique à la fois l'origine historique et géographique du phénomène de la prostitution "exotique" en europe. La plupart des homosexuel(le)s fuyant la dictature alors présente chez elles pour des pays sinon plus tolérants, leur offrant au moins une autre alternative à la peine de mort encourue dans leurs contrés au machiste exacerbé.
Souvent marginalisées par leur condition, "elles" sont dans la plupart des cas reléguées aux emplois liés à l'industrie du sexe et au "monde de la nuit", parfois comme "hôtesses" dans des boîtes de nuit ou des clubs échangistes.